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Un quartier, une histoire.

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Résidence Goulet-PeupliersVenant du mot « gueule » en vieux français, un goulet est un passage court et étroit.
Dès 1315, il est question du goulet de Noisy, chemin resserré entre deux collines allant de la place du Carrouge, actuelle place Jeanne d’Arc, jusqu’à l’église de Romainville.
Celui-ci suivait le cours d’un ruisseau et passait à proximité d’une fontaine qui a longtemps alimenté le clos des Bergeries avant de disparaître au début du 19ème siècle. Il est probable que ce soit a proximité de ce goulet que naquit l’appellation Nucetum ( du latin localité des noyers), d’où Noisy-le-Sec tire son nom.

Au 17ème siècle, on l’appelait chemin du Goulet qui conduit à Paris, car il était fréquenté par les nombreux cultivateurs de la ville allant à Paris vendre leurs récoltes.
Au début du XIXe siècle, il fut abandonné au profit de la route du Champart (dit aussi « chemin allant de Noisy à Bobigny »), qui fut rénové en 1810, puis de la rue de Pantin (aujourd’hui rue Vaillant-Couturier), un itinéraire encore plus court ouvert en 1849.

Le 19 juin 1896, l’ancien chemin du Goulet devint le chemin de Romainville, tandis que la rue du Goulet fut dénommée Anatole France le 10 juillet 1920

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Résidence Carnot I

Anciennement chemin du bas de Noisy à Merlan, la rue prit d’abord le nom d’Enfer, car elle était située dans la partie la plus basse de la ville (52m au-dessus du niveau de la mer). En 1888, la municipalité, par une sorte de jeu de mots, décide de  la renommer Denfert Rochereau, en hommage au défenseur de Belfort, assiégé en 1870.

Le nom d’Henri Barbusse, écrivain pacifiste, prix Goncourt, fut donné le 2 octobre 1935 à la partie de la rue Denfert-Rochereau, située entre la rue Saint-Denis et le boulevard Michelet. Débaptisée pendant l’occupation, elle a repris son nom par délibération du Conseil Municipal du 16 octobre 1944.

La résidence Carnot I fut construite à l’angle de la rue Henri Barbusse et de la rue Jean Jaurès en 1996

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Résidence Carnot II

La rue Carnot doit son nom à l’ancien président de la République Sadi Carnot, de passage à Noisy le 10 septembre 1888. Une rue ouverte à Noisy cette même année prit son nom en souvenir de cet évènement. Elle rend également hommage au grand-père de Sadi Carnot, Lazare Nicolas Marguerite Carnot, général et homme politique de la Révolution, célèbre pour avoir victorieusement réorganisé l’Armée française à partir de 1793. L’année 1888 fut aussi marquée par un autre Carnot, Lazare Hippolyte de ses prénoms. Cet homme politique, père du Président Sadi Carnot et ancien ministre de l’Instruction publique, est en effet décédé cette même année.

La résidence Carnot II telle qu’on la connait aujourd’hui fut édifiée en 1999.

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Résidences Paul Verlaine

A l’emplacement des tours du Londeau se trouvait le couvent des Carmélites. Le bâtiment appartenait à un ancien maire de Noisy-le-Sec, Jean-Baptiste Tripier, avant d’être acheté par les pères jésuites de l’Action française au début du 20ème siècle. En 1923, les religieuses de l’ordre des Carmélites du Saint Esprit en font l’acquisition. Leur vie quotidienne était organisée selon les préceptes de l’ordre religieux des carmélites : prière silencieuse (oraison), lecture spirituelle, prière liturgique, silence, solitude et vie fraternelle en petites communautés.

En 1964, les derniers membres quittèrent le Carmel avec la promesse qu’une chapelle s’élèverait au cœur de la futur cité HLM du Londeau. Le projet de réhabiliter le bâtiment en établissement scolaire fut finalement abandonné et le couvent rasé.

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Résidences Paul Vaillant Couturier

Ouverte en 1848, la rue était une partie de la route départementale qui menait de Paris au Raincy.

La rue fut baptisée Paul Vaillant Couturier le 16 novembre 1937 et renommée rue de Pantin pendant l’occupation. Suite à la fin de celle-ci,  elle reprit son nom par une délibération du Conseil Municipal du 16 octobre 1944 afin de rendre hommage à ce grand Français.

Les résidences Paul Vaillant Couturier actuelles furent construites en 1976 et 1977.

Sources :
Naissances, baptêmes, évolutions des rues de Noisy-le-Sec, P. Winkopp
Noisy-le-Sec, village heureux, ville martyre, H. Espaullard

Remerciements à l’Association Noisy-le-Sec Histoire